La première réunion du Réseau des femmes de la CASCA a eu lieu en 1984, avec Elvi Whittaker comme première coordonnatrice du réseau. En 2008, elle décrivait ainsi les débuts du réseau : « Il était certainement temps de fonder le Réseau. D’autres associations en avaient déjà depuis quinze ou vingt ans. »

Le premier ordre du jour incluait :

  • la sélection d’un membre pour un comité spécial de la Fédération des sciences sociales au Canada dont la tâche était de travailler à l’élimination du sexisme en sciences sociales;
  • un survol des programmes d’études, des cours et des recherches en études féministes au Canada;
  • une discussion sur les enjeux touchant les femmes dans la politique universitaire.

41 femmes étaient présentes lors de cette première réunion, ce qui représentait une proportion significative de l’ensemble des anthropologues canadiens.

En 1986, Joan Ryan (1932-2005) a assumé la coordination du Réseau des femmes. Elle a envoyé une enquête aux 35 départements d’anthropologie au Canada. Les réponses reçues étaient peu nombreuses et venaient pour la plupart d’universités anglophones de taille et de statut moyens. Mais les résultats étaient révélateurs :

  • les départements participants avaient plus d’étudiantes que d’étudiants (161 : 115), mais la distribution des assistanats de cours aux hommes et aux femmes était égale;
  • seulement 15 des 37 professeurs titulaires étaient des femmes;
  • seulement 11.5 des 71 professeurs agrégés étaient des femmes.

Cela dit, la parité était mieux atteinte aux rangs inférieurs :

  • 12 des 15 professeurs adjoints étaient des femmes;
  • 10 femmes et 10 hommes étaient chargés de cours.

Aujourd'hui

Près de trente ans après la première enquête de 1986, il est temps de réévaluer le statut des femmes en anthropologie canadienne. Des membres du Réseau des femmes ont présenté des études préliminaires au congrès de la CASCA de 2009 indiquant que :

  • le nombre de femmes en poste dans les rangs supérieurs, ou tout simplement en poste, est toujours peu élevé considérant le nombre de diplômées an anthropologie;
  • l’équité salariale n’est toujours pas atteinte.

Les femmes portent une charge de travail disproportionnel, ce qui reflète la féminisation d’un bassin de travail croissant de ressources universitaires de deuxième classe. Ce bassin, toujours en expansion, est constitué de contrats à durée déterminée et d’assistanat de recherche ou de laboratoire.

Les membres du Réseau des femmes de la CASCA ont fait des contributions significatives à la recherche anthropologique. Elles ont mis en valeur la recherche féministe et la recherche réalisée par les femmes, lors des sessions des congrès annuels, ainsi que dans des publications reconnues à l’échelle internationale (voir À lire).

Contact Info

Canadian Anthropology Society (CASCA)
c/o Karli Whitmore
125 rue Jean de la Londe, #301
Baie d'Urfe (Québec) H9X 3T8
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