La présence d’un passé de violences

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19 octobre 2016

La présence d’un passé de violences

Par Karine Vanthuyne

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Le 10 mai 2013, devant la salle comble d’un tribunal de Guatemala   Ciudad, la juge Jazmín Barrios reconnaissait l’ancien général José  Efraín Ríos Montt coupable de crime de génocide et de crimes contre  l’humanité. Ce livre met en lumière les limites de tels projets dits  de ” justice transitionnelle ” à partir d’une ” double ethnographie “,  soit une longue enquête de terrain qui fut menée à la fois au sein des  associations qui ont entamé la poursuite contre Montt et auprès de  survivants du conflit armé guatémaltèque (1960-1996) qui ont participé  à celle-ci. Grâce à une analyse fine des tensions qui se jouent entre
l’imaginaire politique de défenseurs des droits humains et celui de  paysans mayas n’ayant jamais connu, et ne connaissant toujours pas,  d’État de droit, il décrit les obstacles à la démocratisation de  sociétés qui émergent non seulement de guerres, mais aussi d’histoires  longues de marginalisation économique et de domination politique.

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