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Félicitations – Wendy Wickwire a reçu le Prix du livre CSN‑RÉC

· Cultureblog· Culture, Vol. 15, No.1 - Engagements and Entanglements /Engagements et enchevêtrements· Nouvelles

Félicitations – Wendy Wickwire lauréate du prix du livre CSN‑RÉC

Félicitations à Wendy Wickwire, dont le livre At the Bridge: James Teit and An Anthropology of Belonging est le lauréat 2020 du prix du meilleur livre en études canadiennes du Canadian Studies Network !

Ce prix est décerné à un ouvrage scientifique exceptionnel portant sur un sujet canadien et qui fait le plus progresser nos connaissances et notre compréhension du Canada et des études canadiennes. Cette distinction vise à reconnaître des travaux rédigés par des membres du Canadian Studies Network–Réseau d’études canadiennes. Le CSN‑RÉC présentera le livre de la Dre Wickwire au Prix Pierre‑Savard décerné par le Conseil international d’études canadiennes.

Le jury du CSN note :
At the Bridge est une réévaluation majeure de James Teit, dont le travail de terrain anthropologique auprès des communautés autochtones de la Colombie‑Britannique a été en grande partie effacé des archives, en partie à cause des revendications de Franz Boas et de Marius Barbeau. Wickwire soutient que Teit était un homme de terrain en avance sur son temps, car il était profondément attaché à l’enregistrement de l’expérience individuelle plutôt qu’aux enquêtes de masse et aux généralisations. Wickwire montre un Teit clairement à l’aise et digne de la confiance des groupes autochtones, offrant un vif contraste avec Boas, qui se sentait mal à l’aise et n’était pas particulièrement attaché à nouer des relations avec les personnes qu’il étudiait, préférant extraire des notes de terrain des éléments confirmant les théories sur la culture auxquelles il adhérait. Wickwire détaille également avec soin le travail de plaidoyer de Teit auprès des communautés autochtones de la C.-B. alors qu’elles cherchaient, à l’époque de D.C. Scott et de Wilfrid Laurier, la reconnaissance de leurs revendications territoriales.

Ce livre frappe également par la manière dont Wickwire cherche à expliquer la connexion de Teit à la culture autochtone, notamment les langues qu’il parlait couramment et qu’il traduisait lors de négociations, par l’histoire de ses propres origines : en tant que jeune homme attaché à la vitalité culturelle de son île natale des Shetland et à son allégeance à l’ancienne domination scandinave de l’île en réaction aux impositions coloniales de la domination écossaise plus récente.

Wickwire offre un modèle de la manière dont l’étude par des non-autochtones de la vie et des enjeux autochtones peut se faire avec sensibilité et éthique, en racontant l’histoire de Teit et la façon dont son récit d’origine a influencé sa vie auprès des communautés autochtones de la C.-B., en particulier les Nlaka’pamux.

On a l’impression d’une œuvre d’une vie : une synthèse magistrale, résultat d’une recherche biographique et historique d’une grande rigueur, et un modèle de travail historique interculturel.