Nouvelles

Familles mixtes dans un monde transnational

· Culture, Vol. 16, No. 2· Cultureblog· Livres en bref

Édité par Josiane Le Gall, Catherine Therrien et Karine Geoffrion


https://www.routledge.com/Mixed-Families-in-a-Transnational-World/Gall-Therrien-Geoffrion/p/book/9780367647865

Offrant une perspective transnationale sur les processus de transmission et de construction de l'identité des familles mixtes dans différentes régions du monde, ce livre propose un panorama de la manière dont les contextes locaux, nationaux et globaux, ainsi que les relations intergroupes, structurent le développement de formes spécifiques d'appartenance et d'identification.

Regroupant neuf riches études ethnographiques situées dans des zones géographiques moins couvertes par la recherche sur les familles mixtes, telles que le Québec, le Maroc, l'Italie, la France, la Suisse, la Belgique, les Philippines, la Thaïlande et Israël, les contributions de cet ouvrage révèlent comment la vie quotidienne des familles est façonnée par des contextes historiques et sociopolitiques, ainsi que par des dynamiques transnationales et des trajectoires de mobilité. Ces études illustrent les réalités spécifiques aux contextes qui déterminent les définitions sociales de la mixité — qu'elle soit religieuse, nationale, culturelle, ethnique ou raciale — aux niveaux local et transnational.

L'articulation des perspectives locales et transnationales sur les familles mixtes intéressera les étudiants et chercheurs en migration, transnationalisme, familles, ethnicité, race et racisme dans les sciences sociales (anthropologie, sociologie, histoire, travail social, relations internationales et études mondiales). Le livre s'adressera également aux responsables politiques, ainsi qu'aux militants et praticiens travaillant dans des organisations offrant des services aux personnes mixtes, aux migrants et à leurs familles.


Josiane Le GallEst professeure adjointe d'anthropologie à l'Université de Montréal et chercheuse au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. Ses axes de recherche incluent la migration et la famille, notamment en lien avec la mixité, le transnationalisme, l'identité, la transmission, la religion et le care. Ses projets de recherche en cours portent sur le processus de construction identitaire des personnes mixtes au Québec et sur l'utilisation des services de santé et sociaux par les hommes immigrants au Québec. Elle co‑mène également des projets ethnographiques sur la « bonne mort », le mourir et le deuil tels qu'ils sont vécus par des migrants et des minorités à Montréal.

Catherine TherrienEst une anthropologue canadienne vivant au Maroc. Elle est professeure adjointe à l'Université Al Akhawayn d'Ifrane. Ses intérêts de recherche portent sur l'identité, la mixité, la famille, la migration et le transnationalisme. Elle mène actuellement une recherche sur l'identité des enfants mixtes au Maroc et une autre sur les récits de migrants subsahariens « illégalisés ». Auteure du récent livre « Celui qui échoue devient sorcier. Récit d’un migrant camerounais parti d’Afrique et arrivé… en Afrique » (PUL, 2019), elle a également codirigé divers ouvrages collectifs et numéros spéciaux de revues scientifiques, le dernier portant sur les familles mixtes musulmanes/non‑musulmanes (Social Compass, à paraître).

Karine GeoffrionEst professeure d'anthropologie à l'Université Laval (Canada). Ses intérêts de recherche incluent la mobilité, les intimités transnationales, la migration familiale, l'amour romantique, les identités mixtes et la diversité de genre en Afrique de l'Ouest. Ses travaux principaux portent sur les relations transnationales des couples « Nord‑Sud » et sur l'expérience des femmes canadiennes du processus de réunification conjugale au Canada. Un projet récent, en collaboration avec des collègues du Ghana, explore les questions d'identité et d'appartenance chez les Ghanéens de race mixte. Karine a récemment codirigé un numéro thématique sur les bureaucraties de l'immigration dans la revueAnthropologica (2021).