Conférence au sommet ? Espérons que oui.
· Article· Cultureblog· Culture, Vol. 13, No. 2 - Changing Climates
Par Daniel Tubb, Université du Nouveau-Brunswick
Les rencontres annuelles d'anthropologie auront lieu à Vancouver du 20 au 24 novembre 2019, et bien que je sois enthousiaste, je sais aussi « nous devons cesser de nous réunir ainsi. » Du moins, c'est ainsi que la mathématicienne Malabika Pramanik a formulé le problème des conférences universitaires dans son article dans The Tyee. L'article résumait un rapport par Seth Wynes et Simon D. Donner (Département de géographie, Université de la Colombie-Britannique) sur les émissions de gaz à effet de serre causées par les déplacements universitaires des membres du campus de l'UBC à Vancouver.
Le rapport donne à réfléchir. La principale
conclusion est que les émissions de gaz à effet de serre liées aux voyages aériens représentent entre 63 %
et 73 % des émissions annuelles totales de toutes les activités de l'UBC
du campus. Le principal coupable, représentant plus de la moitié du total, ce sont lesdéplacements de courte durée d'environ cinq nuits pour se rendre en personne à des conférences.En bref, le problème concerne les professeurs, mais aussiles étudiants et les chercheurs postdoctoraux, qui prennent l'avion pour des conférences comme celles de 2019les réunions CASCA/AAA à Vancouver. En fait, seule une petite fraction des personnes estresponsable de la majorité des émissions. Entre 8 et 11 % de la population de l'UBCproduisent 50 % de ces émissions. Sur mon propre campus àFredericton, je soupçonne que je fais partie de ce petit groupe de personnes.
Je
ai calculé
mes émissions de gaz à effet de serre dues aux déplacements (en utilisant un calculateur en ligne) et j'en ai parlé en juillet. Au cours des 18 derniers mois, j'ai pris des vols de Fredericton à Cuba via Toronto pour une conférence d'anthropologues (émettant 675 kg de CO2 pour le trajet); à San Francisco via Toronto pour une autre conférence (767 kg); à Washington D.C. via Montréal pour une conférence de géographes (337 kg); à Toronto pour une conférence d'américanistes (243 kg); et à Bogotá via Toronto pour un travail de terrain (743 kg). Si vous additionnez tout, tous ces vols contribuent pour environ 2 750 kg de CO
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émissions.
Beaucoup d'entre nous sont dans la même situation, mais doit-on
considérer comme un risque professionnel le fait d'émettre des gaz à effet de serre en assistant à des conférences ?
Clairement, les choses doivent changer.
Le dernier week-end de septembre, 500 000
personnes ont manifesté à
Montréal réclamant la lutte contre le changement climatique et une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le 2018
rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)
