Mot de bienvenue du président
· Culture, Vol. 12, No. 2 - #metoo· Cultureblog· Rapports
Par Pamela Downe, University of Saskatchewan
Bienvenue dans le nouveau numéro de Culture ! C’est aussi une nouvelle année pour le comité exécutif de la CASCA, alors que nous accueillons Marieka Sax (University of Northern British Columbia) comme membre anglophone sans portefeuille et Sabrina Doyon (Université Laval) comme présidente désignée. Marieka et Sabrina se joignent à moi (University of Saskatchewan), à la présidente sortante Martha Radice (Dalhousie University), au trésorier Udo Krautwurst (University of Prince Edward Island), au secrétaire Charles Menzies (University of British Columbia), au membre francophone sans portefeuille Van Troi Tran (Université Laval), et à l’agent de communications Éric Gagnon Poulin (Université Laval). Le comité exécutif a la grande chance de bénéficier des conseils et du soutien de notre gestionnaire administrative, l’incomparable Karli Whitmore.
Je n'arrive pas à croire que plus de six mois se soient écoulés depuis que nous nous sommes réunis à Cuba pour notre dernière conférence de la CASCA, et quelle merveilleuse conférence c'était ! La coordonnatrice de la conférence, Alexandrine Boudreault-Fournier (University of Victoria), a été tout simplement héroïque dans l'organisation des rencontres en partenariat avec l'Universidad de Oriente à Santiago (Cuba) et la Society for Applied Anthropology. Le thème,Contrapunteo (Contrepoint) a suscité des discussions et des débats très vivants. Je puise encore dans une grande partie des travaux présentés, mais c’est l’esprit de collaboration et de coopération qui m’est resté depuis la conférence. Ce même esprit marque le travail que la CASCA accomplit pour organiser notre toute première réunion conjointe avec l'American Anthropological Association (AAA) à Vancouver l'année prochaine (20-24 novembre 2019). Comme l'explique l'article de ce numéro, le thème de la prochaine conférence estClimats changeants : lutte, collaboration et justice / Changer d’air: Lutte, collaboration et justice. Nous espérons que ce thème inspirera des engagements créatifs vis‑à‑vis de nos climats changeants (de toutes sortes) et des rôles collaboratifs que les anthropologues jouent dans la lutte pour la justice. La conférence coïncide avec l'Année internationale des langues autochtones de l'UNESCO, et nous prévoyons des événements passionnants en reconnaissance de cette occasion. Martha Radice et moi sommes co-présidentes de la CASCA et nous sommes ravies de travailler avec Nicole Peterson (University of North Carolina, Charlotte) comme co-présidente AAA. Le comité exécutif du programme est constitué de membres de la CASCA et de l'AAA : Virginia Caputo (Carleton University), Natacha Gagné (Université Laval), Charles Menzies (UBC), Elizabeth Marino (OSU-Cascades), Linda Whiteford (University of South Florida), Julie Maldonado (University of California, Santa Barbara), Aisha Beliso-de Jesus (Harvard), et Su’ad Khabeer (University of Michigan). Grâce à la générosité de nos collègues de la Colombie-Britannique, un comité local d'organisation a également été formé, et il comprend : Pamela Stern (Simon Fraser University), Jaime Yard (Douglas College), Julia Murphy (Kwantlen Polytechnic University), Nicola Mooney (University of the Fraser Valley), Susan Rowley (UBC, Museum of Anthropology and Department of Anthropology), et David Geary (UBC Okanagan). Nous sommes vraiment reconnaissantes de l'engagement de chacun pour faire de la conférence AAA/CASCA 2019 le succès que je sais qu'elle sera. Veuillez surveiller vos courriels pour des mises à jour sur les dates limites de soumission et les procédures. Les dates et procédures seront différentes cette année. Vous ne voulez pas manquer ça !
En plus de notre partenariat avec l'AAA pour la conférence de 2019, la CASCA poursuit la relation fructueuse que nous avons nouée avec la Society for Applied Anthropology (SfAA) ces dernières années et nous co-organisons la conférence de la SfAA à Portland en mars 2019. Il y aura certainement plusieurs panels sur des thèmes canadiens, et la CASCA sera représentée au panel présidentiel sur l'immigration et la migration. J'espère en voir plusieurs d'entre vous là‑bas !
Puisque la date de notre conférence annuelle 2019 a été déplacée en novembre (au lieu de son calendrier habituel de mai), nous tiendrons une assemblée générale annuelle virtuelle en mai 2018. Il est absolument important que les membres de la CASCA participent à cette réunion afin que nous respections les exigences légales des organismes à but non lucratif. À l'approche des dates de la réunion virtuelle, nous enverrons des mises à jour par courriel et sur les réseaux sociaux. Restez à l'écoute !
L'année écoulée a également apporté des changements à notre revue phare, Anthropologica. La CASCA se réjouit d'accueillir Sonja Luehrmann (Simon Fraser University) comme nouvelle rédactrice en chef, et nous remercions Jasmin Habib, rédactrice en chef sortante, pour tout son travail acharné et son dévouement. Sonja rejoint l'équipe éditoriale composée d'Alexandrine Boudreault-Fournier (rédactrice, manuscrits français), Karine Gagné (rédactrice des comptes rendus de livres, français), et Daniel Tubb (rédacteur des comptes rendus de livres, anglais), ainsi que d'un comité éditorial de 22 membres. En plus de produire une publication de premier ordre qui célèbre et diffuse le travail des membres de la CASCA, leAnthropologica L'équipe d'Anthropologica a été confrontée aux pressions continues pour passer la revue en libre accès intégral. Heureusement, nous bénéficions des conseils d'un excellent groupe de travail qui, entre autres tâches, a sondé les membres de la CASCA et assisté à plusieurs conférences pour en apprendre davantage sur les aspects pratiques, les enjeux et les implications financières de ce changement. Merci à Thomas (Tad) McIlwraith et à Caura Wood d'avoir présidé ce groupe de travail. Nos discussions concernant le passage au libre accès se poursuivent et nous veillerons à tenir tout le monde informé.
Nous avons plusieurs autres initiatives majeures en cours cette année. Nous étudions la création d'un prix d'enseignement CASCA qui mettrait en lumière un enseignement innovant et inspirant par des anthropologues au Canada. Nous travaillons également avec nos membres affiliés de la Fédération des sciences humaines pour souligner l'importance du leadership universitaire afin d'assurer la visibilité des recherches en sciences sociales et humaines au Canada. Des membres du comité exécutif de la CASCA assisteront à deux réunions à venir (animées par la directrice des associations de la Fédération, Sandra Lapointe) pour discuter de la manière dont nous pouvons élargir la place de l'anthropologie dans le paysage du savoir canadien. Le comité exécutif de la CASCA a aussi répondu à la proposition du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) concernant un dépôt de données obligatoire pour les projets financés par le CRSH. Nous sommes préoccupés par de nombreux aspects de cette proposition et avons partagé nos inquiétudes avec des représentants du CRSH. Dans une initiative parallèle, l'AAA et le World Council of Anthropological Associations (WCAA) discutent du développement d'un dépôt de données volontaire qui serait détenu par la communauté. L'intention est de faciliter le partage de données, le développement de la recherche et la diffusion des connaissances de manière sûre, conduite par des chercheurs et respectueuse de nos partenaires de recherche. Je participe à ces discussions et j'ai hâte de voir où cette initiative pourra mener.
Le travail des réseaux et comités de la CASCA se poursuit à vive allure. Le Women’s Network, le Canadian Medical Anthropology Network, le Environmental Anthropology Network, le Living Standards Committee, le Network for Precarious Anthropology, le Linguistic Anthropology Network, le Practicing and Applied Anthropologist Network, et le Labour Committee sont des lieux d'échange d'informations, d'idées, de préoccupations et d'imagination de nouvelles orientations pour la discipline. Merci à toutes les personnes qui contribuent à ce travail et y participent.
Malheureusement, tout le travail que nous avons entrepris récemment n'a pas été célébratoire. Peu de temps après avoir assumé le rôle de présidente en mai 2018, j'ai pris connaissance de la situation rencontrée par notre collègue, le Dr David Scheffel (Thompson Rivers University). Les recherches de David sont menées en Slovaquie où il explore la vie des jeunes Roms, dont beaucoup sont impliqués dans le travail du sexe. En août 2017, David a été arrêté sur la base de ce qui semble être une mauvaise interprétation de ses recherches. Il a été incarcéré et empêché d'accéder à ses matériaux de recherche pour préparer une défense complète. La CASCA a travaillé avec la famille Scheffel pour plaider en faveur du droit de David d'accéder à ses matériaux de recherche et d'obtenir les ressources juridiques nécessaires à une défense pleine et juste. Au total, 12 lettres ont été envoyées à divers représentants gouvernementaux ; nous avons travaillé avec la CAUT pour publier une déclaration forte en faveur de la liberté académique internationale, et nous avons aidé divers journalistes qui couvraient la situation. En date du 24 septembre , 2018, David a été libéré sous caution pendant que son procès se poursuit. En consultation avec la famille de David, la CASCA publiera des mises à jour sur la situation au fur et à mesure qu'elles nous seront communiquées.
La première moitié d'une année pleine d'événements a certainement été bien chargée. La CASCA travaille d'arrache‑pied pour fournir une « base » académique aux anthropologues qui travaillent au Canada ou y sont rattachés. Nous ne pourrions le faire sans une adhésion forte et dévouée !
J'aimerais conclure sur une note personnelle, si vous me le permettez. Le mois de mai prochain marquera mon anniversaire personnel avec la CASCA. J'ai rejoint la Société il y a trente ans. Jeune diplômée, j'ai présenté ma toute première conférence CASCA et j'ai été bouleversée par l'accueil chaleureux que les universitaires établis nous ont réservé, nous, jeunes chercheurs (et présentateurs nerveux). C'est un honneur de toute une vie de célébrer cet anniversaire en servant comme présidente de la CASCA. Je ne suis plus si novice, et je suis rarement nerveuse, mais je suis aussi impressionnée par la vitalité et la collégialité de la CASCA maintenant que je l'étais il y a si longtemps. Merci à toutes et à tous d'avoir fait de la CASCA la société qu'elle est.
Meilleurs vœux pour la saison des fêtes à venir,
Pam