Mot des éditrices, numéro du printemps 2020
· Cultureblog· Culture, Vol. 14, No. 1 - Doing/Undoing, Faire/Défaire
Par Marieka Sax, Membre anglophone sans portefeuille et Marie Michèle Grenon, Membre actif Francophone
(La version française suit)
Nous vivons à une époque de bouleversements et d’incertitude. Au cours des six derniers mois, les gens de partout à travers le monde ont vécu plusieurs événements importants. Ceux-ci semblent toutefois secondaires en comparaison avec l’étendue et l’impact du nouveau coronavirus : COVID-19. Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé a caractérisé l’épidémie mondiale — qui avait été d’abord détectée en Chine au début du mois de janvier — comme une pandémie.
La réponse s’est rapidement organisée au Canada, alors que l’information et les interventions ont changé quotidiennement, voire d’heure en heure lors de ces premières semaines. Le gouvernement fédéral a mis en œuvre plusieurs mesures, incluant la création d’un site web informatif, la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis aux déplacements non essentiels, en plus d’appeler les Canadiens et les Canadiennes à rester à la maison. Chaque province et territoire a établi ses propres mesures face au coronavirus.
Les Canadiens et les Canadiennes ont largement adopté ces recommandations et d’autres. Des milliers de personnes se sont tournées vers le télétravail, écoles publiques physiquement fermées, les élèves terminant maintenant leurs cours à distance, et pratiquement toutes les universités sont passées à l’enseignement en ligne pour le reste de l’année universitaire 2019-2020.
Les mesures de distanciation sociale — ou, plus précisément, de distanciation physique — actuellement en vigueur pour “aplanir la courbe” ont aussi donné lieu à l’annulation de la plupart des grands événements et colloques, y compris la version en personne du Congrès 2020. Bien qu’un Congrès virtuel ait tout de même lieu, la Conférence CASCA 2020 a été annulée. Nous reconnaissons les efforts herculéens du Comité d’organisation local de l’Université Western pour organiser la conférence, qui, à regret, ne pourra pas avoir lieu cette année. La CASCA se réunira de nouveau à l’Université de Guelph en 2021, lorsque les lauréats des prix 2020 de la CASCA seront formellement honorés.
Depuis la mi-mars, le Canada est dans un état d’attente. Bien que cela soit nécessaire pour éviter que les systèmes de santé ne soient submergés par une augmentation de cas aigus, tout le monde en est affecté : des parents et personnes âgées, aux migrants et populations vulnérables. Les travailleurs de la santé mettent leur vie en jeu tout en portant un lourd fardeau émotionnel.Plus d’un million de Canadiens et de Canadiennes ont perdu leur emploi, alors que plusieurs autres sont à risque. Les chaînes d’approvisionnement internationales sont mises à rude épreuve, et l’économie mondiale est sous le choc.
De plus, la pandémie exacerbe les inégalités autour du monde. Les groupes racialisés, les peuples autochtones, les populations en situation de précarité résidentielle, les personnes vivant de la violence domestique, ainsi que les travailleurs à faibles revenus qui fournissent “services essentiels” ont tous un risque disproportionné d’infection et d’en subir les répercussions. Plusieurs questions demeurent quant à comment et quand nous pourrons “revenir à la normale”—ou encore si nous pourrons ou devrions
revenir à l’état où le monde était avant que la COVID-19 ne frappe.Or, il n’y a pas que de mauvaises nouvelles. La communauté scientifique internationale s’est rapidement mobilisée pour recueillir des données et commencer à travailler sur un vaccin. Les Canadiens et les Canadiennes se sont joints à d’autres à travers le monde pour trouver des manières novatrices d’offrir entraide, se soutenir mutuellement à distance, et raviver les liens communautaires. Le chant sur le balcon est devenu une manifestation de solidarité dans les quartiers en confinement, et des applaudissements en soirée ont lieu pour témoigner de la reconnaissance au personnel médical et aux autres travailleurs de soins. Des fabricants locaux sont intervenus pour produire des pièces de ventilateurs, désinfectant pour les mains, et équipements de protection individuelle
. L’environnement profite d’une réduction de la circulation automobile et d’autres activités à forte émission de carbone.Nous avons eu une très forte réponse à notre appel pour ce numéro de Culture
. Les membres de la CASCA veulent évidemment parler de l’impact que la COVID-19 a sur eux, leur travail et le reste du monde. L’écriture a peut-être été l’occasion d’entamer une réflexion pour aborder ce
moment extraordinaire que nous vivons collectivement. Nous espérons que la lecture de ce numéro sera également utile et offrira des opportunités pour réfléchir à ce que vivre et travailler à une époque de pandémie peut signifier pour faire et défaire l’anthropologie.***Nous vivons à une époque de bouleversements et d’incertitude. Au cours des six derniers mois, les gens de partout à travers le monde ont vécu plusieurs événements importants. Ceux-ci semblent toutefois secondaires en comparaison avec l’étendue et l’impact du nouveau coronavirus : la COVID-19. Le 11 mars 2020
, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie mondiale — qui a d’abord été détectée en Chine au début du mois de janvier — comme une pandémie.La réponse s’est rapidement organisée au Canada, alors que l’information et les interventions ont été mises à jour quotidiennement et même à toutes les heures lors des premières semaines de la pandémie. Le gouvernement fédéral a mis en œuvre plusieurs mesures incluant la création d’un site web informatif, la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis aux déplacements non essentiels, en plus d’appeler les Canadiens et les Canadiennes à rester à la maison
. Cela est sans compter que chaque province et territoire a établi ses propres mesures face au coronavirus.Les Canadiens et les Canadiennes ont largement adopté les recommandations. Des milliers de personnes se sont tournées vers le télétravail, les élèves du primaire et du secondaire
poursuivent maintenant leurs études à distance, alors que les universités ont privilégié les cours en ligne pour terminer le semestre.Les mesures de distanciation sociale — ou, plus précisément, de distanciation physique — actuellement en vigueur pour « aplanir la courbe » ont aussi donné lieu à l’annulation de l’ensemble des événements et des colloques, incluant la tenue du Congrès 2020
dans sa version « physique ». Bien qu’un Congrès virtuel aura tout de même lieu, la Conférence 2020 de la CASCA a été annulée. Nous tenons à souligner les efforts herculéens réalisés par le Comité d’organisation local de l’Université Western pour organiser la conférence qui ne pourra malheureusement pas avoir lieu cette année. La CASCA se réunira de nouveau à l’Université de Guelph en 2021 où les lauréats des prix 2020 de la CASCA seront formellement honorés.Depuis la mi-mars, le Canada est dans un état d’attente. Bien que cela soit nécessaire pour assurer que les systèmes de santé ne soient pas submergés par une augmentation de cas aigus, tout le monde en ressent les impacts : des parents aux personnes âgées, des migrants aux populations vulnérables. Les travailleurs de la santé mettent quotidiennement leur vie en jeu, tout en portant un lourd fardeau émotionnel. Plus d’un million de Canadiens et de Canadiennes ont perdu leur emploi, alors que plusieurs autres sont à risque. Les chaînes d’approvisionnement
internationales sont secouées et l’économie mondiale est sous le choc.De plus, la pandémie exacerbe les inégalités autour du monde. Les groupes racialisés, les peuples autochtones, les populations en situation de précarité résidentielle, les personnes vivant de la violence domestique, ainsi que les travailleurs à faibles revenus qui fournissent les « services essentiels » ont tous un risque accru d’être infectés et d’en subir les répercussions. Plusieurs questions demeurent quant à savoir comment et quand nous pourrons « revenir à la normale » — ou encore, si nous pourrons
ou devrions revenir à l’état où le monde était avant que ne frappe la COVID-19.Or, il n’y a pas que de mauvaises nouvelles. La communauté scientifique internationale s’est rapidement mobilisée pour recueillir des données et commencer à travailler sur un vaccin. Les Canadiens et les Canadiennes se sont joints à d’autres personnes à travers le monde pour trouver des manières novatrices d’offrir de l’aide, de l’entraide à distance et pour raviver les liens communautaires. Le chant sur le balcon est devenu une manifestation de solidarité dans les quartiers en confinement, alors que des applaudissements en soirée ont lieu pour témoigner son appréciation au personnel médical et aux travailleurs de la santé. Des fabricants locaux
sont intervenus pour produire des pièces de ventilateurs, des désinfectants pour les mains et des équipements de protection individuelle indispensables. L’environnement profite également de la réduction de la circulation automobile et des activités qui produisent de fortes émissions carboniques.Nous avons eu une très forte réponse à notre appel pour ce numéro de Culture
